25 juillet 2018

Le bon moment pour devenir père, c'est quand ?



Pour certains, c'est ancré dans leur personnalité, à croire que c'est inscrit dans leurs gênes. Ils en rêvent, ils ne peuvent pas imaginer le bonheur sans ça. Pour d'autres, c'est un "pourquoi pas ?" timide, pour d'autres encore, c'est un "on verra plus tard" imbibé de "j'espère que je n'aurais jamais à prendre cette décision". Enfin, pour le restant, c'est un non définitif. Mais alors, y a-t-il un bon moment pour devenir père ? Comment savoir quand il est arrivé ? C'est une grande question que j'ai soulevée là, une question que je me suis posée moi-même il y a des années de ça.

Attardons-nous donc sur le sujet de savoir ce qui au fond, donne envie à un homme de devenir père, ou du moins fait de lui quelqu'un "de prêt". Oh pas de thèse psychologique aujourd'hui, t'inquiète. Comme d'hab je ne compte pas faire de généralité mais plutôt te parler coeur à coeur, selon mon vécu (j'ai pas un doctorat en psychologie mais je vais bientôt être gradé comme papa de trois marmots qui font mon bonheur depuis plus de cinq ans et demi). Voici l'expérience d'un homme que je connais bien ; ça fait 33 ans que je le côtoie. Moi.



La première fois que le sujet a été abordé (au delà d'une simple blague entre copains, bien sûr), c'est lorsque notre histoire à Melissa et moi a commencé, peut-être même juste avant, en fait. Ca faisait quelques semaines qu'on se côtoyait en étant un (petit) peu plus que de simples amis. On n'était pas encore un couple et on parlait déjà d'enfants ? Eh oui, on a abordé le sujet d'avoir ou non des enfants si tôt que ça dans notre relation. Pour quelle raison ? Tout simplement parce que dans le fond on sentait bien qu'on commençait sacrément à s'attacher l'un à l'autre, et qu'on s'imaginait déjà vivre une histoire d'amour, sans pour autant se l'avouer.  Alors au détour d'une discussion sur nos aspirations et nos projets de vie, on en a parlé, au cas où ce soit un sujet trop divergent entre nous.

Melissa a toujours voulu avoir des enfants (la preuve dans son article "l'insatiable"). Pour elle, c'était certain, elle voulait en avoir plus tard, elle ne s'imaginait pas sans vivre l'expérience de la maternité, par quelque moyen que ce soit. A cette période, je me suis donc penché aussi sérieusement que possible sur la question. Enfin autant que possible du haut de mes 22 ans et du peu de recul que je pouvais alors avoir. La réponse avait pourtant été très claire dans ma tête : c'est zéro ou deux - parfois mon cerveau est cool, je le reconnais, j'ai droit à des réponses précises, même si je ne saurais pas tout à fait expliquer ça (enfin j'avais déjà mon avis - négatif - sur l'enfant unique à l'époque, cela dit, mais c'est un tout autre sujet).

Le décor était planté. Notre union - si elle se poursuivait, si on s'y engageait mutuellement - allait engendrer des enfants, du moins, on essaierait. Et l’idée ne me dérangeait pas, même si je me sentais beaucoup trop immature pour assumer convenablement ce rôle dans l'immédiat, ni même avoir une idée précise de ce que ça impliquerait. Cela dit ma réponse était déjà un engagement auprès d'elle et j'en avais conscience : lui dire que si elle en avait envie, alors moi je voulais en avoir deux, c'était lui faire la promesse qu'un jour on se lancerait dans l'aventure de fonder une famille.




Notre relation s’est solidifiée, vite et bien, environ six mois plus tard on s'est fiancés et on s'est marié en Octobre 2008, soit un an et quatre mois après notre rencontre (oui ça a été du rapide et on s'est marié très jeunes, mais une fois encore c'est un autre sujet, que Melissa a déjà abordé dans cette vidéo). L’idée d'avoir des enfants n'est jamais sortie de la tête de Melissa, et régulièrement, le sujet refaisait surface. Dès le départ cependant, nous étions d’accord pour attendre que notre mariage soit "bien rodé", d’attendre quelques années que nos caractères et nos vies se mélangent un peu plus pour envisager d’agrandir la famille. A notre mariage, un ami nous avait dit que l'union de deux êtres différents, avec leurs passés, leurs blessures, leurs éducations, c'est comme deux rivières qui se rejoignent. Ils n'ont pas la même température, la même vitesse, le même débit, la même force. Mais au bout d'un certain temps, leurs eaux se mélangent et elles ne forment plus qu'une seule rivière, plus puissante que les deux prises séparément. C'est ce genre de rivière que je tenais à avoir comme base avant de penser à devenir père. M'y mettre avant, pour moi ça aurait été prendre le risque de faire les choses dans le désordre, de ne pas avoir une relation assez solide pour passer à l'étape suivante.

Même si Melissa aurait aimé qu'on s'y mette plus tôt, moi je n'étais pas prêt au moment où elle a commencé à en parler plus sérieusement et plus souvent. J'ai donc préféré attendre d'avoir ce sentiment que nous étions "bien mélangés", ce qui a représenté un peu plus de trois ans de mariage, dans notre cas. Et puis un jour j'ai pris conscience que ce rodage était fait, qu'on était véritablement devenus une entité de couple et pas seulement deux personnes qui avaient encore besoin d'apprendre à se découvrir l'un l'autre : je n'avais plus d'excuse pour reporter cette transformation de notre couple en famille. Pour autant, ce constat ne m'a pas forcément donné envie de me lancer, et je voyais bien que Melissa, elle, attendait (im)patiemment.




Quelques-uns de nos amis, sachant que nous avions le projet, un jour ou l'autre, d'avoir des enfants, ont commencé à nous raconter leurs expériences - la plupart d'entre eux étant un peu plus âgés que nous et jeunes parents pour plusieurs. Je ne sais plus trop si le sujet venait sur la table parce qu'eux l'évoquaient ou bien si ce n'était pas nous qui les avions sollicités. Plusieurs arguments "pour" ce sont dessinés devant moi. Déjà, on était plutôt jeune - on avait cette chance de s'être connus tôt ma p'tite femme et moi et d'avoir été convaincus assez vite qu'on avait trouvé la bonne personne. Je me suis rendu compte que des amis de l'âge de mes parents avaient eu leurs filles approximativement à nos âges, et maintenant qu'elles sont grandes, ils ont encore plein d'énergie pour s'occuper de leur petit-fils et de profiter de la vie sans enfant à charge. Ils sont loin de ressembler à des mamies et des papis grabataires, au contraire, j'ai eu l'impression de voir ce couple comme celui que j'avais envie de former plus tard avec Melissa. Bref, l'idée faisait son chemin.

Le véritable déclic, je l'ai eu en causant avec un de mes potes qui était déjà papa depuis deux ou trois ans. Fred, si tu passes par ici, tout ce bonheur que j'ai vécu, c'est de ta faute ! Au cours d'un repas entre amis chez lui et sa femme, Flo', on s'est mis à parler de parentalité (encore une fois, oui) et Melissa a lancé "Hé Fred, qu'est-ce qui t'a décidé à devenir Papa, toi ?". Sa réponse résonne encore dans ma tête quand il a tourné la tête pour me regarder, moi : "Si tu attends la montée d'hormones, tu peux encore attendre longtemps !". C'était d'une simplicité élémentaire, mais c'était précisément ce que j'avais besoin d'entendre : ce désir que Melissa ressentait d'être enceinte et d'élever des enfants, je ne pourrais jamais l'éprouver de la même manière. Cette petite phrase sortie sans réfléchir et balancée à mon attention à la rigolade, elle m'a ouvert les yeux. Le désir d'avoir des enfants, je n'avais pas besoin de le concevoir précisément comme ma femme - je ne pouvais pas ressentir les mêmes envies viscérales puisqu'elle était elle et que moi, j'étais moi. On formait une rivière, certes, mais on n'était pas identiques pour autant.

Au fil de mes réflexions et des discussions avec mes potes, je me suis rendu compte que j'étais pollué de préjugés et de stéréotypes sur la vie de famille et les enfants en général. Qu'ils viennent des films ou des témoignages négatifs qu'on trouve aussi bien dans les repas de famille que sur Internet, ces clichés avaient faussé ma vision de la paternité. Le gosse qui hurle, la mère qui se néglige complètement, le père qui n'est jamais là... dans le fond c'est un peu le tableau que me brossait mon cerveau sans trop me suggérer qu'on pouvait faire autrement, que ça pouvait être cool, épanouissant, bref, que ça pouvait me rendre plus heureux encore. Ces clichés sont très tenaces et on nous les balance encore si souvent que je suis sans doute pas le seul à avoir eu peur que la paternité fasse de nous des gens différents, qui s'aiment moins, qui oublient de se séduire, qui ne pensent plus qu'aux comptines, aux sorties scolaires et aux fins de mois. C'est peut-être une des raisons qui m'a poussé à ouvrir mon blog 5 ans après la naissance de notre premier : briser les stéréotypes, dire à qui voudrait bien l'entendre que non, devenir parents c'est pas tirer un trait sur tout ce qu'on aime, c'est pas oublier d'être des amants, c'est pas mettre ses loisirs au placard pour ne plus avoir le nez que dans les couches et la paperasse.

Quand j'ai ouvert les yeux sur la façon dont mes amis vivaient déjà leur paternité (c'est à dire dans le fun et sans avoir changé pour autant), quand j'ai compris que je ne pourrais pas ressentir exactement les mêmes envies que ma femme, quand je me suis rendu compte qu'avoir peur et appréhender ce que je ne connaissais pas, c'était normal mais pas pour autant la preuve que ça ne marcherait pas, j'ai arrêté de me chercher des excuses. J'avais dit oui à Melissa au sujet des enfants plusieurs années auparavant, et même si j'étais jeune, ce que j'avais dit là, je le pensais vraiment. Et voilà qu'après trois années à vivre l'un avec l'autre, il était temps. A partir de ce moment là, j'ai mis un peu plus de concret sur cette expression "Je vais être papa". Peut-être pas suffisamment, vu ma réaction quand ma femme m'a annoncé qu'elle était enceinte la première fois. Le fait est que je n'avais toujours aucune idée précise de ce qui m'attendait, mais je me sentais prêt, je savais qu'il était temps qu'on se lance.

Ca m'aura pris du temps et j'aurai eu besoin d'en parler avec quelqu'un d'autre que ma femme. Il m'a fallu observer mes amis et les voir épanouis dans leur rôle de papa pour me rassurer. Mais le vrai déclic, tu l'as compris, aura été cette phrase d'un ami déjà papa qui m'a fait prendre conscience sans chercher à me culpabiliser que je ne pouvais tout bonnement pas ressentir tout à fait les mêmes besoins et les mêmes envies que Melissa, et que si c'était ce que j'attendais, je passerais à côté de quelque chose.

Tu l'auras peut-être remarqué, dans ce post je n'aborde pas le coté financier de la chose, pour la bonne et simple raison que cette sorte d'impératif qu'il faut "avoir une situation", c'est à dire, en gros, d'avoir passé les 30 ans et décroché un solide CDI, ça n'a pas de sens à mes yeux - et je me félicite d'ailleurs de ne pas m'être focalisé là-dessus. Certains ne songeront même pas à faire un bébé s'ils n'ont pas déjà le pavillon en banlieue, alors que dans le fond, la vraie question à se poser n'a pas de lien direct avec le matériel. La preuve en est qu'on ne compte plus les couples qui ont accueilli un "bébé surprise" ou carrément vécu l'expérience du déni de grossesse : ces parents-là ne sont pas forcément matériellement prêts, mais ça ne les empêche pas pour autant de développer tout l'amour nécessaire au bien-être de leurs enfants. Parce que l'enfant s'en fout complètement de tout ça, qu'il n'a finalement besoin que de très peu de choses, et que c'est à mon avis se mettre des contraintes là où il n'y en a pas forcément. En revanche, à mon humble avis, aucun enfant ne peut être épanoui s'il a de l'espace et des jouets à n'en plus pouvoir mais qu'il manque de l'amour de ses parents. Le matériel, ça facilite le bien-être et le confort des parents, certes, mais un nouveau-né, tant qu'il a les bras de papa et maman à disposition et le ventre plein, il est heureux, tu sais.




Conclusion de la chose : le bon moment pour devenir père, c'est quand ? Evidemment il n'y a ni âge, ni durée de vie commune minimum. Certains seront prêts à devenir pères dès les débuts de leur relation, d'autres, comme moi, auront d'abord besoin de souder un peu plus leur couple et de voir les choses sous une perspective plus enthousiasmante, d'être rassurés quant aux joies que ça peut être. Ce qui est sûr, c'est que le temps passe et la vie avance, avec ou sans toi. Attendre indéfiniment le "bon moment" ou "la bonne situation", alors que l'autre a le désir de faire un bébé, c'est peut-être prendre le risque de passer à côté de quelque chose de génial, et de décevoir l'autre, aussi. Je pense sincèrement que si tu l'aimes profondément et considères ton conjoint comme la bonne personne, et qu'à long terme vous vous voyez tous les deux avec des enfants... faut foncer, un enfant, ça ne peut que vous unir plus encore, vous rendre plus heureux.


Et selon toi, c'est quand "le bon moment"
pour devenir parents ?


Golden Daddy


La première photo (qui est aussi celle de mon avatar) a été prise par Jade Sequeval.

52 commentaires:

  1. C’est rigolo car chez nous c’était l’inverse. Mon mari m’a toujours dit qu’il voulait des enfants, ça fait des années déjà qu’il m’en parle, mais moi je ne me sentais pas prête du tout. Comme toi je ne voyais que le côté négatif, plein de stéréotypes qui m’empêchaient de sauter le pas. Et puis un jour, sans m’y attendre, je me suis sentie « vide » à l'intérieur, j’étais heureuse mais pas complètement, je sentais qu’il me manquait quelque chose (ou quelqu’un ?) pour être totalement épanouie. Et ce soir là, quand mon mari est rentré, il m’a trouvée bizarre, m’a demandé ce qui n’allait pas et je lui ai répondu avec une assurance qui m’a déconcertée moi-même : « Je veux que tu me fasses un enfant ». Je crois qu’il n’a jamais été aussi heureux !
    Et je pense que la chance est avec nous et que c’était le bon moment, car un mois et demi après l’arrêt de ma contraception, je suis tombée enceinte, on attend notre premier bébé pour mars ��

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    1. Oh quelle belle histoire. Merci Melinda de l'avoir partagé.
      Pleins de bonne chose pour ta grossesse et pour votre famille.

      Du coup, vous en voulez plusieurs ?

      La bise et à bientôt

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    2. J'ai été exactement dans la même situation que toi et j'ai vécu la même chose... Mon bébé a 3 mois et demi ;-) je te souhaite pleins de bonheur!

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    3. Merci Elo Wolfie ! Félicitations pour ton bébé, et plein de bonheur à toi aussi :)

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    4. On a toujours dis un seul avec mon mari, mais comme on a beaucoup de jumeaux des deux côtés de la famille, on en aura peut être deux ! On sera fixés le 10 août avec la première écho.

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  2. Salut Denis !
    Merci pour ton précieux témoignage, je comprends mieux ce qui peut se passer dans la tête d'un homme ^^
    La bise à la petite famille !
    Morgane

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    1. Salut Morgane !
      Ce n'est que mon exemple... Je ne pense pas que ca se passe comme ça dans la tête de tous les hommes. La preuve avec Melinda dans le précédent commentaire. Parfois, c'est monsieur qui est demandeur et je ne saurais pas l'expliquer. Faut que j'interview mes potes qui en veulent ou en voulaient. Je te tiendrais au courant ;)

      La bise !

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    2. Ah mais oui, ce serait une bonne idée de compiler l'avis de plusieurs hommes ^^

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  3. C’est amusant mais je serai plus du style à attendre une « bonne situation » (À défaut de savoir si c’est la bonne personne pour ça j’en suis une quiche) mais cela me frustrerait de ne pas offrir à mess mes enfants mémé « situation » le même « niveau de vie » que jnai eu j’airais une petite impression de régresser.. pouvoir partir en vacances chaque année (même si ce ńest pas à l’étranger) avoir un toit suffisamment grand (pas forcément une villa) avoir les moyens de la qualité, que ce soirée des équipements des jouets de la nourriture
    Tout cela s’obtient difficilement à partir de rien �� bisous

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    1. Coucou Emma,
      Tu comprend pourquoi je ne voulais pas aborder ce sujet dans cet article. Il mériterait un article dédié, voir un bouquin, limite philosophique, avec peut-être un peu de psychologie à l'intérieur.

      Je voulais surtout me concentrer sur les aspects émotionnels, sur les réflexions qui passaient par ma tête à ces moments là, et les anecdotes qui y sont liés.

      A tout bientôt
      Bonne journée

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  4. Très joli article, très bien écrit, on se met à ta place dans ce cheminement.
    Et je crois que mon mari a eu les mêmes apréhensions à devenir papa, lorsque je me suis sentie « prête » j’ai commencé à lui en parler régulièrement, j’ai utiliser les mêmes arguments en lui disant qu’on pourrait « presque » tout faire comme avant, qu’on ne serait jamais prêts à 100% et que certe ça faisait peur de se lancer mais qu’on serait heureux avec notre famille et que l’aspect financier n’était pas l’élément le plus important à prendre en compte dans cette décision.
    Finalement je crois que ce qui l’a vraiment décidé c’est de voir ses amis devenir papas et être toujours autant (voire plus) épanouis.
    Depuis notre petit coeur est né il y a un peu plus de 3 mois et il est en adoration devant son fils ! Comme quoi il suffit de décider et on devient prêt quand bébé est là ! (J’avais laissé un commentaire dans ton article sur ta réaction à la naissance du premier, donc voilà où on en est maintenant :-)) au plaisir de te lire.

    Marion

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    1. Hello Marion,
      Quel beau cheminement. Merci pour ton partage. Et merci pour les news sous mon autre article.

      Et comme le disait le mari d'une copine, si vous avez envie tous les deux d'avoir des enfants, vous ne pourrez pas être moins heureux avec.

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  5. Coucou Denis,

    Merci pour cet article. Comme toujours il permet de voir les choses avec un autre point de vue, sous un autre angle.
    Je vais m'empresser de le faire lire à mon conjoint et nos amis (garçons) qui pensent qu'avoir un enfant signifie dire adieu aux soirées, aux sorties, à la vie de couple en général, mais ils voient surtout le côté financier et matériel en premier. J'ai beau leur expliquer (avec l'aide de ma meilleure amie) que ce n'est pas le cas et je sais de quoi je parle, puisque mes parents m'ont amené partout avec eux et que ça ne m'a pas traumatisé, mais bref... Merci de nous dire qu'il n'y a pas d'âge et que le motif matériel et financier bien qu'ils soient importants ne doivent pas être les premiers motifs pour faire un enfant...

    Tes articles sont super. Continue comme ça !!

    Bisous à toute la golden family!!
    Ludivine

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    1. Coucou Ludivine, et merci pour ton message très encourageant.
      Tu as tout compris à cet article et à son objectif, ça me fait plaisir. Alors oui, partage le au plus grand nombre, montre leur qu'être un (bon) papa ne découle pas du fait d'avoir une (bonne) situation.

      A tout bientôt
      La bise !

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  6. Bonjour Denis :) Alors moi je fais partie des enfants qui avaient la situation matérielle pour être heureux mais qui manquaient de leurs parents. En effet mes parents (infirmière et agent sncf) travaillaient beaucoup et n'étaient pas du genre affecteux. Du coup je me suis retrouvée souvent seule et ce n'est pas quelque chose que je veux avec mes enfants. Je n'ai que 20 ans, mon chéri en a 29, je suis étudiante, il est ouvrier, nous ne roulons pas sur l'or mais nous savons que dès que l'occasion se présentera nous essaierons de devenir parents parce que finalement nous savons que l'argent et le matériel n'offrent pas ce dont un bébé a le plus besoin : l'amour de ses parents. L'article est superbe

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    1. Hello Nina et merci pour ton témoignage. Ton expérience a eu le mérite de te montrer l'essentiel dans une relation parent-enfant.

      Merci pour ton message et je suis certain que vous ferez d'excellent parent !

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  7. Bonjour,
    Merci pour cet article qui est très bien construit ! Je pense que c’est une expérience qui fera écho à beaucoup de couple. Un désir de paternité est totalement différent que celui de maternité et je pense aussi que la société nous influence beaucoup.
    Bien cordialement,

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  8. Marie Lucie25/07/2018 13:46

    Coucou.

    Merci pour ce bel article.
    Il est vrai que je n'ai jamais commenté ici, même si je lis tous les articles, et que je suis assidûment le blog de ta femme.

    J'avais envie de rebondir sur le fait ''d'avoir une bonne situation''.
    Dans les faits, je suis d' accord, ce n'est pas obligatoire, dans l'absolu c'est quand même plus confortable.

    J'ai connu mon homme à 16 ans (il en avait 20) et il a toujours été question que je sois mère très jeune (comme ma mère) pour justement '' profiter ''
    Mais, on rate les études, on enchaîne les petits boulots, et sans vie stable c'est difficile d'imaginer un bébé.
    Cela dit, après plus de 10 ans de couple, l'idée de s'y mettre est plus que présente. Surtout quand tout le monde autour de toi commence à te demander où est (enfin) ce bébé et que ami.e.s et/ou connaissances vont devenir parents au même âge que toi (à commencer par ta femme qui est enceinte du troisième à mon âge ��)

    Donc dans les projets ''avoir deux enfants avant 25 ans'', oui d'accord, mais être posé pour accueillir sereinement bébé, c'est bien aussi.

    J'espère tout de même que c'est pour bientôt, mais depuis peu au chômage, le nouveau boulot du conjoint, et le proche (re)déménagement amènent à penser que c'est pas l'idéal.

    Être parents c'est aussi savoir attendre pour fonder une famille.

    En tout cas, quand on le sait, on le sait..
    Et ça vous a très bien réussi, puisque votre bonheur a l'air de déborder ��

    Plein de bisous à vous ��

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    1. Hello Marie Lucie, et merci pour le partage de tes reflexions. Tu l'as très bien écrit "ce n'est pas obligatoire, dans l'absolu c'est quand même plus confortable." Je n'ai pas abordé le sujet justement parce que c'est un paramètre qui peut rentrer dans la reflexion mais qui ne devrait pas occuper la première place selon moi. C'est peut-être pour cette raison que se fixer des dates limites pour être enceinte risque d'être contre productif. Mais après chaque "situation" est différente justement, et chacun décide du niveau de sécurité qu'il veut mettre en place avant d'accueillir un nouveau membre dans la famille.

      A bientôt
      La bise !

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  9. J’adore votre article ! J’ai 23 ans et cette terrible envie de maternité. Mon conjoint , avec qui je suis depuis presque 8 ans , attends « la situation » . Alors je lui ai envoyé votre article pour qu’il le lise et puisse avoir , je l’espère, le même déclic que vous avec votre ami. Merci beaucoup.

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    1. C'etait un plaisir. Content que l'article soit partagé, merci beaucoup !

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  10. Pour notre part, je suis tombée enceinte alors que je n étais qu à 6 mois de relation avec mon mari.... Pas eu le temps d être"prêt" ou "prête" il fallait devenir parents !! Cela fait 15 que nous sommes en couple et 10ans que nous sommes mariés, nous sommes aujourd'hui parents de 3 enfants... Notre chemin n'a pas toujours été un long fleuve tranquille mais on ne s en est pas trop mal sorti !!😊😊 Plein de bonheur à vous 4 😘😘😘😘

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    1. Comme quoi on a pas besoin d'être pret pour etre un bon parent. C'est plus confortable c'est sur, mais tout est possible, tu en es la preuve.

      Merci et à bientôt

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  11. Bonjour Denis,
    Encore une fois merci pour tes articles toujours plus intéressant les uns que les autres !
    Comme melinda, pour notre part à nous, c’est mon compagnon qui s’est toute sa vie « senti prêt à être père » et moi plutôt à retarder ce désir d’enfants car je pensais que ça m empêcherait de réaliser ma passion « le voyage ».
    Et puis j’ai rencontré mon chéri, et pour la première fois de ma vie j’ai su que c’était celui avec qui je voulais faire ma vie et avoir des enfants. Au bout d’un an, j’ai ressenti une envie intense d’avoir ce bonheur de donner la vie. Mais notre situation était quelque peu compliqué (il restait un an d’étude à mon cheri, on allait déménagé, et surtout j’attendais qu’on se marie).
    Il m’a demandé en mariage juste après nos 1 an et demi de relation, et là je me suis dis « ok j’ai hâte que tout s’enchaîne pour enfin pouvoir être 3 ».
    Alors c’est un choix que j’ai imposé à mon cheri, je voulais être marié avant d’être mere mais il a su entendre mon désir comme j’ai su entendre le sien. Nous déménageons le mois prochain, son diplôme en poche mon’ cheri va trouver un travail, nous nous marions’ dans 10 mois et je l’espère dans dans 1 an j’aurais le bonheur de dire que notre famille est en route :)
    Votre histoire est magnifique et elle est votre ! Je vous souhaite beaucoup de bonheur à 5, vous êtes inspirant et ça rassure ! Je ne l’ai jamais dis a mon compagnon mais entre Mélissa et toi, vous m’avez rassurée à cette idée et je garderais vos articles sous le’ coude pour le jour où vos conseils seront d’actualité pour nous :)
    Bonne journée, bonne continuation !
    Au plaisir de lire les’ prochains articles :)

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    1. Coucou Cindy,
      Merci pour ton témoignage, ça illustre bien les différentes situations qui peuvent se présenter. Je pense que ton homme n'est pas le seul a se sentir prêt a devenir père avant même d'avoir la future maman. J'avoue que j'aurais aimé avoir ce genre de ressenti quand le temps était venu.
      Je pense que le choix que tu as imposé à ton homme de vous marier avant d'avoir des enfants est tout à fait compréhensible, et c'est cool qu'il l'ait accepté.
      Je vous souhaite tout plein de bonheur, et je suis content qu'on vous inspire autant.

      A bientôt
      La bise !

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  12. Hello Denis,

    Je pense exactement comme toi mais malheureusement on vit dans une société qui est de faire les choses par étapes, c’est à dire, avoir une situation, une habitation, une stabilité quoi. Sauf que c’est vrai, c’est pas toujours le cas !
    De ce fait, les hommes (parce qu’en majorité c’est les hommes) mettent du temps à se sentir prêt à cause de ces stéréotypes de : pour se lancer je dois être stable !

    Après je pense que mine de, tu as eu la « chance » d’avoir des exemples pour aller au delà de ces stéréotypes et ça change, je pense, bien les choses ou du moins plus rapidement!

    A tout cas à mon sens, il n’y a pas d’age, ni de contexte pour être prêt si ce n’est d’etre sûr et confiant de ce que tu apporteras à ton enfant et de ton homme/femme.

    À bientôt
    Biz !

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    1. Coucou Lili. Tu as très bien résumé ma philosophie : il n'y a pas de règle à se mettre, juste être confiant qu'on pourra apporter ce qu'il faut à notre famille.
      Et oui, notre société nous oblige à passer par des paliers dans notre vie, c'est un peu ce que je disait dans ma conclusion. La vie avance, un moment tu es étudiant, ensuite tu rentres dans la vie active, tu as une copine/un copain et il/elle devient ta femme/ton homme, et si tu ne t'adaptes pas, malheureusement tu risques de rater le coche et des opportunités d'être heureux.

      La bise et à bientôt
      Denis

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  13. Zéro ou deux, et aujourd'hui c'est trois ;)
    Cet article est informatif mais cependant tirés touchant.
    Bravo !

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    1. Merci ! Oui, la réflexion pour passer de 2 à 3 a été un peu plus... enfin moins... bref, c'est un sacré bazar dans ma tête. Mais si tu me suis sur le blog, tu dois t'en être rendu compte.

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  14. Oua...Jai souvent reproché a mon ex mari de ne pas se soucier de notre enfant qui grandissait dans mon ventre..Ça ne me traversait pas l'esprit qu'il pouvait vivre cette expérience d'une autre façon..étant japonais il ne parlait pas souvent de ses sentiments. Mais avoir un témoignage ça fait comprendre pleins de chose alors merci !

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  15. Oh génial et merci pour ce témoignage très intéressant et en "interne" coté masculin :)

    Moi je suis une dame en couple et très heureuse depuis presque 4 ans, je voudrais bien avoir des enfants, si cela m'est possible. Mais il y a une chose qui me fait un peu "peur", c'est le fait que ma relation avec mon chéri puisse être... altérée (le mot est fort) dans le sens où on aurait moins de temps pour rire, parler, se papouiller bêtement (pour moi c'est très important d'avoir du temps de câlin). On s'aime et on est aussi très amis et j'ai besoin de cette complicité quotidienne avec ce merveilleux garçon.

    Bref, j'ai "peur" que la nécessité d'efficacité en tant que parent abîme un peu la relation. Aussi fort que l'on puisse aimer ses enfants (j'imagine qu'il n'y a pas d'amour plus "zinzin"), j'ai "peur" de leur en vouloir de me prendre du temps d'amour avec mon conjoint.

    Enfin voilà si tu avais un avis là dessus... Si c'est une crainte que tu/vous avez eu...

    Des bises à la dream team ;-)

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    1. Coucou Josie,
      Merci pour ce partage d'émotion et de questionnement. Pour notre part à tous les deux, je suis certain que Melissa est d'accord avec moi, c'est qu'on est plus proche maintenant qu'on ne l'était avant d'avoir notre premier. C'est le fruit de notre amour, c'est notre sang. Il n'a pas pris la place de l'autre dans notre vie, il s'y est ajouté, sans rien supprimer (à part les grasses mat'...).

      Et pour répondre plus directement à ta crainte, je dirais qu'il faut se réserver du temps, rien qu'à deux, même si bébé est là. Melissa avait fait une vidéo la dessus, je me souviens l'avoir aidé à l'écrire et j'y avais participé :
      https://www.goldenwendy.com/2017/03/comment-rester-un-couple-quand-on.html

      La bise !
      A bientôt

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  16. Salut Denis,
    Ça m'a fait tilt quand tu as dit"c'était zéro ou deux", mon mari me dit ça depuis le début. J'aimerais savoir quand est ce que finalement tu t'es dit pourquoi pas un petit troisième?
    Je ne dis pas que j'en voudrai un autre à coup sûr , c'est meme plutôt l'inverse à l'heure actuelle (nous en avons déjà 2 de 2 et 4 ans, et tu es bien placé pour savoir que c'est une sacrée charge de "travail"!) MAIS j'avoue que ça m'embete que l'avenir soir aussi figé et j'aimerais avoir le choix de me dire que peut-être un jour, si l'envie de reprebsente (pour mon mari comme pour moi), nous pourrions agrandir de nouveau notre famille.
    MERCI pour ce joli billet (comme toujours!),
    Chloé

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    1. Hello Chloé,
      Je sais, j'avais dit 0 ou 2, et on en est à 3... J'ai répondu à cette question ici : https://www.goldendaddy.fr/2018/04/je-vais-etre-papa.html


      Merci pour ton message et à bientôt
      La bise !

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  17. Très bel article, j'ai le côté de mélissa insatiable...déjà maman de 2 enfants (globalement du même age que les votres) et séparée depuis 1 an...J'ai du apprendre à faire avec moins de moyens matériels et on s'en sort, je pars même en voyage à la fin de l'année. Je rêve d'un petit 3ème (et 4ème parce que j'ai aussi un avis assez négatif sur l'enfant unique) avec mon nouveau compagnon (qui est prêt lui aussi) mais l'aspect financier me bloque, je suis la seule à travailler au sein du foyer. Dans notre cas mes enfants ne manquent pas d'amour mais nos futurs enfants attendront une situation plus confortable. Je vous souhaite plein de belles choses pour votre famille, merci de nous montrer que les couples solides avec une belle famille existent encore !

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    1. Merci pour ton message Nouméa et à bientôt

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  18. Bel article! Pour ma part, on s est mis ensemble au lycée et on en a parlé très tôt également. On a toujours sur qu on fonderait une famille. Mais on est du genre à avoir attendu d avoir une sotuation...bon en fait c est moi qui me mettait toutes ses barrières. Mon chéri était prêt depuis bien plus longtemps ! Jusqu'à avoir cette conversation où lui n en pouvait plus d attendre, de voir tous nos potes devenir Parents et moi toujours avec mes peurs et angoisses de la parentalité...je vivais une situation compliquée au travail. Puis un soir on a franchis le cap. Je suis maintenant à 29ans maman d un petit bonhomme de 3mois. Si j avais attendu le déclic je ne serais pas encore maman...alors merci à mon super chéri de m avoir un peu boosté pour vivre cet amour infini qu on peut ressentir pour son enfant et sa vie de famille...!

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    1. Hello Lucie et merci pour ton partage.
      Tu l'as dit, on se met souvent des barrières, mais j'ai le sentiment qu'on ne vois que ça, et pas le bonheur qui nous attend. Je suis très content d'avoir franchi le pas, et visiblement vous aussi.

      La bise !

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  19. Très bel article!
    Et en effet le matériel et la situations stable ne sont pas nécessaire! Ici on a accueilli notre premier bébé très rapidement, a a peine 4 mois de relations je suis tombée enceinte, c était pas prévu, j avais 20 ans j était étudiante,lui 26 et il montait son entreprise , on ne vivait pas ensemble, on gagnait a peine 1000€ a deux, et pourtant, notre petit bout on l a accueilli, il a été notre motivation, il a bouleversé notre vie dans le bon sens. On c est bougé pour lui. On a été critiqué, beaucoup, on était trop jeune pas de situations, pas d argent, on était un trop jeune couple...5 ans plus tard, on est toujours la marié, avec 2 enfants, une maison en rénovation et un projet pour un 3ème petit bout...
    Je pense vraiment qu il n y a pas de moment pour devenir parent. Et que si tu veux des enfants tu suara les accuillir peut importe le moment ou ils arrivent!

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    1. Merci Ameline pour ton témoignage sur le sujet !

      La bise à ta tribu et pleins de bonnes choses !

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  20. Mon désir d'enfants s'est manifesté à mes 16 ans. Mais je n'ai rencontré mon mari qu'à mes 25 ans (nous sommes ensemble depuis le 14/07/2009) !
    Dès le début nous avons abordé le sujet des enfants (je venais de passer 4 ans avec un homme qui n'en voulait pas et ne voulais pas "reperdre" mon temps avec un autre qui n'en voulait pas non plus). Il était partant pour 2, moi aussi donc notre histoire à débuter tranquillement. Aujourd'hui il dit que sa réponse était pour me faire plaisir, pour être sûr que je ne le jette pas !
    Au bout de 4 ans de relation et l'achat d'un appartement j'ai remis le sujet bébé à l'ordre du jour. Il n'était pas chaud à ce moment-là, trouvant qu'on n'avait pas assez voyagé, pas assez profité l'un de l'autre. Donc j'ai pris mon mal en patience et attendu qu'il soit prêt. Au bout de plusieurs mois, toujours pas de changement d'avis jusqu'au jour, où comme toi, la phrase d'un ami lui a fait un déclic : "tu sais, le temps qu'elle arrête la pilule, que tout se remette en place et qu'elle tombe enceinte, ça peut prendre plusieurs mois !". Il me regarde et me dit "OK, faisons-le !". C'était en 09/2013 =) Je suis tombée enceinte de notre princesse en avril 2014, naissance en janvier 2015. Et aujourd'hui une 2ème merveille nous a rejoins depuis décembre 2017.
    Il continue de me dire que les enfants c'était pour me faire plaisir, que de ne pas en avoir n'aurait pas posé de problèmes, mais quand je vois comment il est avec ses filles je sais qu'au fond de lui il n'imagine plus sa vie sans elles !

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    1. J'avoue que j'ai le sentiment que ton homme n'est pas le seul à répondre ça pour ne pas perdre celle qu'il aime. Mais ca reste important d'aborder le sujet au départ de la relation.
      Comme lui, je me dit que j'aurais pu me passer d'avoir des enfants, mais je pense que je n'aurais pas pu connaitre ce bonheur et j'aurais raté quelque chose. Je ne regrette absolument pas d'avoir gouté à ce bonheur et j'ai envie de le partager.

      La bise et merci pour ton témoignage

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  21. Que ça fait du bien de lire ce genre d'article. J'ai 30ans et une envie de bébé depuis un moment que je fais part à mon conjoint assez souvent. Il ne se sent pas prêt, veut sa situation, la maison, de quoi lui offrir tout ce qu'il pourra et je réponds exactement ce que tu écris. Ce qu'il aura surtout besoin c est de l'amour de ses parents. Je crois qu'au fond il a surtout peur. Peur de ne pas être un bon père, peur de décevoir, peur qu'il lui arrive quelque chose... J'essaie de le rassurer sans lui mettre la pression mais c'est pas évident pour moi qui avait toujours voulu être maman jeune :)
    Je vais essayer de lui faire lire ton article :)

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    1. Ha... la situation. Je pense en effet que c'est surtout une excuse. La peur de ne pas assurer comme père passe certainement par la peur de ne pas assurer physiquement/matériellement. Mais d'une manière générale, c'est normal puisqu'on n'est pas trop porté sur l'émotionnel en tant que mâle. C'est pour ça que je voulais ecrire cet article, pour dire à tout ceux qui hésite : lachez-vous !
      "Attendre indéfiniment le "bon moment" ou "la bonne situation", alors que l'autre a le désir de faire un bébé, c'est peut-être prendre le risque de passer à côté de quelque chose de génial, et de décevoir l'autre, aussi. Je pense sincèrement que si tu l'aimes profondément et considères ton conjoint comme la bonne personne, et qu'à long terme vous vous voyez tous les deux avec des enfants... faut foncer, un enfant, ça ne peut que vous unir plus encore, vous rendre plus heureux."

      Merci pour ton message !

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  22. Bonjour Denis,
    Bravo pour ton article ! Bon homme aime beaucoup te lire et de voir enfin la vision d'un homme dans la paternité, ce qui est difficile à trouver encore aujourd'hui.
    Nous commençons à envisager un enfant et sommes donc tous les deux dans ces questions. Nous nous interrogeons sur l'enfant unique et puisque tu en parles (mais peu) dans cet article, je me demandais si tu pouvais faire un article sur tes arguments pour/contre un enfant unique. Nous ne savons pas trop quoi en penser, et là aussi, je pense qu'il y a beaucoup de préjugés.
    Merci

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    1. Coucou !
      Merci pour tout ces compliments, ça me fait plaisir.

      Le sujet de l'enfant unique est très complexe. Il y a beaucoup de préjugés, de psychologie la dedans, aussi bien du coté des parents que de celui de(s) l'enfant(s). Et il n'y a pas de mauvaise réponse sur le sujet. C'est à chacun de prendre la décision. Personnellement, j'ai choisi de ne pas en avoir qu'un seul, je pense que c'est important. Mais rassure toi, l'article est en cours de préparation depuis un moment maintenant, mais vu qu'il y a des grosses pincettes à prendre, je ne pense pas qu'il sortira tout de suite.

      Je te tiendrais au courant sur les RS :-)

      A bientôt

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  23. Salut Denis !

    Super article, ton témoignage est touchant. Comme d'habitude c'est très bien écrit =).

    Pour mon mari et moi, c'était aussi décidé avant. On savait qu'on voulait des enfants. Pour lui même une famille nombreuse il aurait été heureux.
    On n'avait pas décidé le nombre mais c'est sûr on aurait pas d'enfant unique si possible .

    J'ai toujours voulu avoir des enfants mais aussi bizarre que ça puisse l'être j'ai ressenti un besoin d'en avoir un peu après notre mariage . C'était devenu viscérale. Mais c'était trop tôt. Pour mon conjoint ce n'était pas dans ses priorités.

    L'image que tu as employé sur la rivière qui ne fait plus qu'un est criant de vérité. Finalement je pense qu'il était plus sage d'attendre et de vivre seuls, en couple, avant de fonder notre famille.

    On a donc attendu, patienter pour moi .
    Et un jour, il a eu le déclic. Une nuit il a rêvé qu'on avait un bébé et le lendemain il m'a dit qu'il se sentait prêt ^-^.

    Au début j'ai eu l'impression que ça ne serait jamais le "bon moment". Entre le concours de mon mari, moi qui ne trouvait pas de CDI mais que des CDD... C'était tellement frustrant . Jusqu'à que je réalise que ce n'est pas parce qu'on ne pourrait pas acheter la poussette dernier cri, ou du matériel tout neuf, ou de lui préparer une chambre digne d'un catalogue qu'il serait plus heureux. (attention je ne critique pas les personnes qui font ça, si on avait pu j'aurai été très heureuse de lui faire une super deco ^-^)

    Ça a mis du temps mais c'est arrivé . Je suis tombé enceinte. Et maintenant ça fait 10 mois qu'on vit cette immense joie d'être parents.

    En tout cas je vais recommander ton article à des amis qui pourrait ne pas se sentir "prêt" à devenir père. Je pense que ça pourrait les aider à avoir le déclic .

    Belle journée !

    Bises

    Bénédicte

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  24. Hello !

    Je pense tout comme toi qu'il n'y a pas de "bon moment" pour devenir parent. Si le souhait et l'envie est là, c'est tout ce qui importe. Si nous devions attendre à chaque fois d'avoir une bonne situation, plus quelque chose, et encore quelque chose, nous n'aurions jamais d'enfant, tout simplement parce que la vie est faite de changements, à mon sens.

    Dans mon cas, après de longues discussions avec mon conjoint, je viens d'arrêter la pilule. Je suis passée par 2 grossesses nerveuses avant car, comme tu l'as dit dans ton article, l'homme ne ressent pas le même besoin viscérale que la femme sur la maternité. Mais un bébé se fait à deux, il faut donc patienter pour que l'autre se sente prêt et ne pas lui forcer la main.

    J'espère que si j'ai la chance de tomber enceinte prochainement, notre bonheur sera aussi grand que le vôtre !

    Ton article est super bien écrit et très intéressant.

    Que le bonheur continue encore et encore,

    A bientôt.

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  25. Bonjour Denis,

    J'ai découvert ton blog grâce à ta femme. Avoir le point de vue d'un hommme est très instructif.

    Je t'ai conseillé comme lecture à mon fiancé. Il découvre et adore.

    Merci pour ces articles pleins de sincérité

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  26. Un très bel article, merci beaucoup !
    A 27 ans et deux enfants, nous songeons nous aussi au petit troisième ;-).
    Je suis entièrement d'accord avec tes arguments. En ce qui concerne la "situation", je pense qu'il y a bien sûr des considérations matérielles a prendre en compte mais souvent cet argument est une façade pour masquer sa peur de s'engager (qui est légitime mais qui ne devrait pas etre paralysante...) Car, ne nous voilons pas la face, des difficultés on en aura toute la vie et donc on aura toujours une bonne raison de ne pas choisir d'accueillir un petit bout.

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