22 novembre 2017

Ce jour où j'ai rencontré mon Bébé



Il y a des jours où ta vie bascule. Tout bascule. Parfois, on peut s'y préparer. D'autres fois, non. Et j'aurais pu me préparer à ce grand chamboulement, j'ai eu neuf mois pour m'y faire. J'ai même eu quasiment toute la journée pour voir venir cette tornade. Aujourd'hui, je te raconte comment ce jour de décembre 2012 a transformé mon existence, comment cette rencontre avec bébé m'a tourneboulé.

Un futur-papa n'est animé ni par les hormones ni par les premiers coups de pied de bébé. Analyser, "cérébraliser" la grossesse, il me semble que c'est une étape essentielle dans ce processus. Même si plus le temps passait, plus il m'était facile de tisser un lien avec ce bébé qui me répondait quand je caressais le ventre rond de sa maman. Sauf que même si je m'étais préparé du mieux que je pouvais pendant ces neuf mois, ce qui m'est arrivé le jour de l'accouchement était bien au delà de ce que j'avais imaginé.

Au premier accouchement de ma femme, j'ai eu la chance de ne pas être réveillé en pleine nuit parce qu'elle avait des contractions. Elle avait gentiment attendu le petit déjeuner pour me dire qu'elle irait bien faire un contrôle, parce qu'il lui semblait avoir ces contractions que nous avait décrites la sage-femme aux cours de prépa. Bon, le fait est qu'elle m'a sorti son petit carnet avec le relevé précis de ses contractions (heure, durée) et en effet, elles étaient rapprochés, de longue durée, et avaient commencé depuis minuit, ça faisait donc largement plus de deux heures. Bref, tous les indicateurs étaient au vert pour qu'on aille faire un tour aux urgences maternité. Je l'entends encore me dire "Viens, on va juste faire un contrôle, ça me rassurerait".




Donc nous voilà à Annecy, en ce mercredi de décembre où il commençait à neiger. Melissa est à environ 15 jours du terme. On prend la voiture, on est prudent, on va faire un petit tour à la maternité. Par principe, j'ai envoyé un petit message à mon patron pour l'avertir que je préfère ne pas partir chez mon client un peu trop éloigné de la maison. Je lui glisse aussi que je serai "un peu en retard, on va faire un petit contrôle à la clinique". On arrive tranquillement sur le coup de neuf heures. Après examen, le verdict tombe, sans appel : "Eh bien madame, votre travail a commencé, c'est pour aujourd'hui !" s'exclame Mireille, la sage-femme, avec un large sourire. "Bon, pas dans l'immédiat, mais aujourd'hui". Elle nous prend de court, je crois que ni moi ni Melissa on ne s'attendait à une telle affirmation. On se regarde, surpris. Le problème, c'est qu'on a pas vraiment bouclé la valise. Alors on demande à la sage-femme si on peut repartir. Bah oui, il me faut aussi un sandwich pour le midi, et le cadeau que j'avais prévu de faire à Melissa est enfin arrivé à la bijouterie du centre commercial. Et puis si ça doit durer un moment, il faut qu'on sorte Wendy et qu'on lui donne à manger, quand même.




Non, tu ne rêves pas, ce n'est pas de la panique qui nous anime, mais une liste de choses à faire. Je crois qu'en fait ni elle ni moi ne réalisons vraiment que c'est "le jour J". Mireille nous laisse repartir mais nous somme de revenir au plus tard à onze heures, sans quoi ça deviendrait un peu imprudent. On sort de la clinique, je prends mon téléphone et en profite pour confirmer à mon boss que je ne serai pas là aujourd'hui ni pour les dix jours qui vont suivre (entre le congé de naissance et quelques congés qui me restaient pour finir l'année). J'avais bien fait de préparer le terrain les mois précédents.

On rentre à la maison, Melissa prépare sa valise et celle du petit pendant que je passe à la boulangerie pour me prendre un sandwich, et on file à la bijouterie pour récupérer cette bague que je tiens à lui offrir pour la remercier et l'encourager. D'ailleurs, la vendeuse nous demande si le petit est prévu pour bientôt. Je te dis pas le fou-rire en voyant sa tête quand on lui répond "oui, c'est pour cet après midi".

Bref, onze heures précises, tous disciplinés qu'on est, nous voilà de retour a la maternité, avec notre jeu des Mille bornes auquel on jouait tous les jours où presque à cette époque-là. De nouveau Mireille installe ma femme et commence par un examen et un monitoring pour vérifier que tout va toujours bien. Puis passage à la salle de travail, aucun doute, c'est bien pour aujourd'hui. A ce moment, la sage-femme estime que monsieur Bébé arrivera aux alentours des seize heures. Melissa a l'air de bien gérer et de ne pas avoir trop mal, elle n'a pas le visage qui se tord et semble toujours de bonne humeur. Je me dis qu'on a donc tout le temps de mettre en pratique ce qu'on avait appris aux cours d'haptonomie.

Ensuite, elle prend un bain pour se détendre un peu et mieux encaisser les contractions qui s'intensifient. Pendant ce temps, j'en profite pour engloutir mon sandwich. Bah oui, la sage-femme lui avait interdit de manger puisqu'elle ne savait pas si elle allait prendre la péridurale ou non. On discute, on écoute de la musique. Je me souviens qu'alors qu'elle se prépare à sortir de la baignoire, elle a un petit coup de mou : elle me dit que si jusque-là elle pensait bien tenir le coup, quand même, là ça devient presque insupportable et qu'elle ne sait plus vraiment si elle se passera de la péridurale, elle fatigue, elle me dit qu'elle ne tiendra plus très longtemps comme ça... Je l'encourage en lui demandant si elle est sûre, je lui dis que si, elle peut le faire, et je sors les cartes pour lui changer les idées et commence à les distribuer pour l'une des dernières fois de notre vie. C'est là que Mireille entre dans la salle pour un nouvel examen. Melissa lui demande timidement si c'est encore jouable d'appeler l'anesthésiste parce que les deux dernières contractions ont vraiment été trop douloureuses. Et la sage-femme de répondre : "Mais, Madame, la question ne se pose pas, on file en salle de naissance, vous êtes à neuf centimètres, votre bébé, il est là !". Problème résolu.




Il est un peu plus de 14h et nous voilà donc à nous préparer, une fois encore, surpris que les choses aillent si vite alors qu'on pensait qu'on en aurait encore pour un moment. J'enfile une tenue bleue avec des sur-chaussures assorties de la collection hôpital-hiver 2012. Très seyant. Dehors, la neige tombe de plus en plus depuis quelques minutes, à gros patins comme on dit, il y a donc de moins en moins de voitures, les bruits deviennent feutrés, la lumière devient douce et pâle, on est comme dans une bulle. A moins que ce ne soit l'adrénaline qui monte et qui rend ce moment presque magique.

Tandis que les deux sage-femmes préparent la salle, enchaînent les derniers examens, réchauffent les vêtements tous neufs du petit dans un four spécial histoire qu'ils soient bien chauds pour les enfiler le moment venu, le gynéco arrive. Vu que j'avais assisté à tous les rendez-vous avec lui, je l'apprécie, il m'est très familier. Ça rajoute un peu à l'ambiance presque "à la maison" et beaucoup moins médicalisée que je ne l'imaginais. Après tout, est-ce vraiment nécessaire, quand tout se passe sans souci ? A méditer.

Pendant ce temps, une sage-femme me montre comment interpréter le monitoring pour mieux anticiper l'arrivée de la prochaine contraction. Du coup, je peux avoir un rôle un peu plus actif en soulageant Melissa et en la distrayant (un peu). Mais malgré ce peu d'activité, je me sens à ma place dans cette salle. Le personnel ne me fait pas sentir que je gênais, ou que j'aurais peut-être dû attendre en dehors. Non, rien de tout ça, au contraire, je suis inclus dans les évènements, on me regarde avec bienveillance. Je peux assister et participer du mieux que je peux à ce miracle.

C'est le moment de pousser. On guette les contractions ensemble, Melissa pour pousser sous les encouragements de toute l'équipe et moi pour la soutenir en lui offrant mon bras en pâture. Oui parce que vu les courbatures que j'avais le lendemain dans les bras, je me dis que je n'ai pas été qu'un simple spectateur durant ces différentes étapes. Après quelques magnifiques poussées de ma guerrière (comme je l'avais surnommée vu l'absence de péridurale et mes courbatures), le petit est sorti.




Et je le vois. Il est un peu taché de sang, le docteur nous lance tout de suite un "ce n'est pas le sien" pour nous rassurer. Il est tellement beau ! Je ne comprends pas ce qui se passe sur le coup, mais mon coeur se met alors à battre la chamade et mes yeux se remplissent de larmes.  Le gynéco a posé mon fils sur Melissa, il s'y blottit, et moi, je pleure. Beaucoup, sans pouvoir m'en empêcher. Je ressens une telle pagaille dans mes sentiments, une telle confusion dans mes émotions que je le sais maintenant, c'est à ce moment précis que je deviens papa. Est-ce ça, qu'on appelle l'amour au premier regard ?

C'était le début d'une longue aventure. A partir de ce jour, nous sommes officiellement trois.




Et toi, tu t'es senti comment quand tu as tenu ton premier bébé dans les bras ?


Golden Daddy

40 commentaires:

  1. Oh quel bel article, qui m'a fait versé ma petite larme.
    C'est joliment écrit, on ressent tes émotions et c'est drôle de voir Mélissa enceinte! As-tu ressenti la même émotion pour ton 2ème?

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    1. Hello Sandrine et merci pour ton message et tes compliments.
      Pour le deuxième, ça avait été un peu différent, mais le contexte était différent. J'ai pleuré aussi, si c'était ta question =)

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    2. Oh alors c'est une histoire à nous raconter... un jour peut-être ;)

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    3. Très certainement même. Je n'en suis qu'en 2012 dans mon histoire de papa. A suivre

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  2. Très joli article, rempli d’émotion :-)
    Hâte de voir mon mari les larmes aux yeux dans 5 moins pour nous !!!
    Et moi j’espère gérer aussi bien que Mélissa.

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    1. Hello Marion et merci pour ton commentaire.
      Si je n'avais qu'un conseil à vous donner, c'est relax. Je crois que c'était le maître mot de notre première fois. Et franchement, quand je vois les autres maman toutes stressées, je comprend pourquoi leurs enfants sont dans le même état.
      Bon courage à tous les deux.

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  3. Très bel article, quel beau partage !

    Pour moi, ayant vécu une grossesse à risques, j'ai ressenti un soulagement immense en l'ayant dans mes bras. Comme si tout le stress des 9 derniers mois s'envolait pour laisser la place à un sentiment de joie : on y était arrivés !

    Quand un rêve se concrétise, c'est un bonheur immense. Mais quand en plus il est partagé avec une nouvelle petite personne, rien ne pourrait le décrire.

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    1. Ho comme tu as raison. Je peux clairement dire que je ne suis plus le même depuis cet instant précis. Et j'ai découvert de nouvelles dimensions à l'amour et aux relations père/fils. Etre papa est le meilleur truc qui me soit arrivé.

      Plein de bonheur à toute ta tribu !

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  4. Maman depuis 4 mois ton article m'a fait versé la larme ! Merci !

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  5. Merci pour ce touchant récit. J'ai les larmes aux yeux.
    C'est rare de lire un témoignage du point de vue du papa. Merci pour ce partage et ces émotions.

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  6. Wow encore un très bel article, rempli d'amour et d'émotions, mais aussi d'admiration pour ta petite femme.
    C'est la première fois que je lis un témoignage d'un homme qui devient papa. La plupart du temps je lis le ressentit des mamans, et elles disent toutes que "c'était intense", "un moment de pur bonheur, qu'on ne ressent même plus la douleur". Cependant, il ne faut pas en oublier le papa dans toute ces émotions, ce combat, car ça se construit à deux du début à la fin au final.
    J'espère pouvoir vivre ce grand moment dans quelques années ;). Merci à toi pour ce partage d'expérience. Ton ressentit sur le second bébé m'intéresse également. Sur comment tu l'appréhendais ? Est-ce que les émotions sont les mêmes à chaque naissances, car les femmes disent souvent que les accouchements sont différents d'un bébé à un autre.
    Bises,
    Justyne

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    1. Coucou Justyne et merci pour ton message. Je suis content d'avoir réussi à montrer l'autre coté de l'accouchement (quand tout se passe bien - bien entendu). Et je suis pour le décoincage des papas !
      J'aime tellement regarder les autres papa qui essaie de se donner un genre. Surtout quand c'est un bodybuilder tatoué qui tente de garder sa bad-boy-attitude en poussant la poussette. Hé mec, tu es gaga, ça se voit, alors assume !

      Pour répondre à ta question, les émotions sont les mêmes, mais à des intensités différentes. Certaines sont plus maitrisé puisqu'on a déjà affronté ce genre de sentiment. Pour d'autres, on a pu s'y préparer. Mais ajoute à tout ça le fait qu'on est à des moments de notre vie différent et dans des situations qui ont changé totalement (par exemple, on avait déménagé en Alsace entre temps, ça s'est passé en pleine nuit, etc.) et le cocktail d'émotion a une autre saveur.

      A suivre donc,
      Denis

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  7. Nous on était à 5 semaines du terme, j'étais allée au restau la veille, mon homme était en week-end à Toulouse (on vivait à Bordeaux) avec ses potes (ça devait être la dernière chouille avant la vie de famille lol), la valise n'était pas faite, à vrai dire je n'étais même pas encore enregistrée à la maternité, je n'avais pas fini les cours de préparation et le RDV avec l'anesthésiste était fixé 3 jours plus tard... Bref, cette impression que ça ne peut pas être pour maintenant, je la connais... J'ai flotté tout au long de ces 48 heures je crois, pour n'atterrir que quand on m'a collé Nino dans les bras ^^

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    1. Coucou. Merci pour ton partage.
      Petite question : est-ce que ce "flottement" t'a aidé à passer un accouchement plus serein ou plus stressé, comme spectatrice de ton accouchement ? Est-ce que finalement, si ça devait t'arriver à nouveau, tu ne voudrai pas avoir cette même insouciance ?

      La bise et à bientôt

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  8. Coucou Denis,

    Quel bel article, c'est agréable de te lire, c'est agréable de lire de mots de papa sur une évènement qui marque une vie.
    Concernant mon accouchement, et bien disons que c'était épique, ayant un diabète de type 1, j'étais suivi de manière très rapprochée pendant toute ma grossesse et les dernières semaines, j'avais des contrôles toutes les deux semaines car grossesse à risque. Bref, tout cela je le savait j'étais préparé.
    En ce qui concerne l'accouchement pur, j'avais rendez-vous en début du mois de janvier 2013, soit quelques semaines après vous ^^ (Il y avait aussi beaucoup de neige). Bref, j'avais rdv pour un déclenchement 3 semaines avant terme, c'est courant avec ma pathologie car gros bébé en général.
    Donc je te passe les détails d'un déclenchement. Le travail se fait ensuite difficilement, j'ai d'abord eu pas mal de faux travail, en gros des contractions douloureuses pour aucun effet, sympa... Ensuite, c'est à dire, très tard dans la nuit, mes vraies contractions se sont enfin pointée et là ça a été d'une lenteur extrême. En gros, le lendemain après-midi, soit plus de 36h après j'ai dû passer en salle d'op' pour césarienne car le travail n'avançait plus et que je présentais un début d'éclampsie. 5 minutes plus tard, mon "gros" bébé (4,650kg...)était enfin sorti de mon ventre et je n'ai pu que ressentir un petit bout de lui sur mon visage, car on devait me recoudre et surtout mon bébé était en en très grave hypoglycémie. Mon mari à ce moment là, il était avec moi au bloc, était blanc comme jamais, je ne l'ai jamais vu aussi blanc que ça, le pauvre. Il était ko lui aussi de ces longues heures d'attentes et était surtout mort d’inquiétude. Tout au long de l'accouchement, l'équipe était top avec mon mari, il a pu s'impliquer et a pu faire le peau à peau à ma place et lui a donné son premier biberon.
    Mon bébé je n'ai pu le voir que le lendemain après-midi, quand j'ai pu remarcher légèrement et prendre un fauteuil roulant pour aller le voir en néonatalogie. Lui était perfusé pour cause d'hypoglycémie. On a été séparé durant 5 jours, suite à quoi j'ai enfin pu avoir mon bébé avec moi dans ma chambre d'hôpital.
    C'est une étape qui ma fait beaucoup de mal, la séparation était difficile, maintenant avec le temps et de l'aide j'ai réussi à relativiser, mon bébé allait très bien, il était en forme, il avait juste du mal à équilibrer son taux de sucre, car il en avait eu à foison dans mon bidon (comme une sensation de manque); maintenant tout est rentré dans l'ordre et il n'a aucun problème.

    Mélissa est une pro pour gérer ses contractions et vous avez deux magnifiques garçons, bravo !

    Bises,
    Sophie

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    1. Salut Sophie.
      Merci pour ton récit. Et waw, quelle aventure. Mais tu avais l'air de t'être préparé et tu avais un partenaire de choix à tes cotés. Comme tu dis, l'essentiel est que tout le monde va bien maintenant, et que ta situation s'est stabilisée.

      Chapeau pour avoir réussi à relativiser alors que je ne peux qu'imaginer la difficulté d'être séparé comme ça de ton petit bout pendant près de 5 jours !

      Gros bisous a toute ta tribu et à bientôt !

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  9. Wouah quel article j’en ai les larmes aux yeux c’est malin haha
    Je ne suis pas encore maman il me manque quelque choses d’essent : un homme haha
    Bonne journée et hâte de lire les prochains articles
    Bonne continuation

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  10. Très bel article ! Beaucoup d'émotion... Pour moi ce ne fus malheureusement pas une partie de plaisir ... Tout ce passer bien puis ça c'est terminé en césarienne en urgence donc je n'ai pas vraiment connu ce plaisir puisque j'ai vu la fille 5h après sa naissance .

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    1. Hello Marie. Je pense que ça doit être difficile pour une maman d'être séparé si brutalement de son enfant, surtout après 9 mois de colocation intensive...
      J'espère que toi et ta petite vont bien à présent. Et avec le temps, il parait que tous les souvenirs sont bons.

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  11. Salut Denis !
    Waouh... Quel sublime article ! A la fois très touchant et drôle, et je suis impressionnée de constater à quel point tu te souviens des moindres détails (bon, tu me diras, normal ça marque quand même ^^). Sensible comme je suis j'ai fondu en larmes (d'émotion) à la fin. L'amour et le bonheur que vous avez ressenti transparaît à travers ton article, et encore une fois je trouve ça vraiment intéressant d'avoir le point de vue d'un homme, donc bravo !
    Je n'ai pas encore d'enfants mais j'espère connaître ce bonheur dans les années à venir... =)
    Bises à la petite famille !
    Morgane

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    1. Hello Morgane. J'avoue que j'ai eu les larmes aux yeux quand j'en suis arrivé à me remémorer ce moment. C'était tellement intense ! Et franchement, je sais qu'il y a un avant et un après cet accouchement. Comme je le disais, c'est à ce moment précis que je suis devenu Papa, le plus beau métier du monde (ex aequo avec celui de la maman, pas de jaloux).

      La bise
      Denis

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  12. Ici la semaine qui à précédé l'accouchement à été très sportive et j'ai eu le droit à un reveil nocturne, mais sans stress (je raconte l'histoire complete sur un vieux blog : http://davidmontanari.fr/WP/wordpress/la-semaine-avant-accouchement/).
    Mais quoi qu'il en soit, je me suis mis à avoir des larmes aux yeux quand j'ai tenu mon fils pour la première fois.

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    1. Hello David,

      Merci pour le partage, je suis allé le lire. Cool de voir des histoires sans stress, même si les à-cotés sont parfois chaotiques.

      A bientôt !

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  13. J adore ton article. Je lis tout ceux qui concerne la parentalité. Je vous trouve magnifique et pétillant. Il est beau ce bébé et on voit que vous êtes heureux.
    J'espère connaître ce bonheur un jour. Merci pour ce moment de partage ❤

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    1. Merci Florence pour ton gentil message !

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  14. Je trouve ton article très émouvant! Merci d'avoir partagé ton expérience il est plutôt rare de voir un papa le faire et je trouve cela dommage. L'accouchement est un moment magique pour une mère mais aussi pour un père, merci de nous avoir fait partager ce moment :)
    Je ne commente jamais mais là tu m'as donné envie de faire mon premier commentaire! Continue comme ça :)

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    1. Coucou Alexia, content d'avoir réussi à te pousser à commenter ! Ça donne d'autant plus de poids à tes compliments =)

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  15. J'aurai beaucoup aimé lire le récit de ma naissance je trouve que c'est un beau cadeau pour votre enfant ! Ma toute petite vient d'avoir 5 mois aujourd'hui et j'aimerai poser sur papier chaque détail de cette journée mais j'avoue que l'exercice n'est pas si facile ;-)
    En tout cas cet article m'a vraiment ramené 5 mois en arrière merci beaucoup !

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    1. Hello Chloé, merci pour ton message
      Je ne peux que t'encourager à faire l'effort de tenir ce petit journal. Il aura bientôt 5 ans et certains détails s'estompent avec le temps. Courage, ce qui compte, c'est le fond, pas la forme.

      La bise et à bientôt !

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  16. Quel bel article! Plein d'émotions, bravo golden daddy, cela m'a ramené en arrière avec l'arrivée de ma première fille il y aura bientôt trois ans et celle de ma deuxième il y a dix mois...
    C'est juste beau de lire le ressenti d'un papa et pas seulement des mamans. Hâte de vous lire de nouveau.

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  17. Bonjour Denis,
    Quel bel article! J'ai aussi eu un accouchement naturel, long et douloureux, mais quand j'ai vu mon fils la douleur a disparu et je n'ai eu d'yeux que pour lui. L'amour au premier regard, c'est juste magnifique.

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    1. Merci pour ton retour d'expérience et pour ton message. A bientôt

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  18. Article très émouvant. La petite larme au coin de l'oeil.

    Bises

    Bises,

    Witchimimi

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    1. Merci mimi ! La bise x2 à toi aussi !

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  19. Quelle belle histoire 😍 merci de nous la faire partager !

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