18 octobre 2017

Ce qui m'a aidé à devenir papa



Comment est-ce que tu définirais le mot "père" ? Peut-être te contenteras-tu de dire que c'est celui qui engendre un enfant. Et c'est vrai. Enfin, dans l'absolu disons qu'on devient officiellement un "père" le jour de la naissance de notre premier enfant (ou de son adoption). Mais est-ce uniquement un titre que l'on acquiert à un instant précis ? S'il est plutôt logique de devenir "père", comment devient-on un "papa" ?

Je n'ai pas la science infuse et, t'en fais pas, je ne prétends pas avoir les connaissances de Dolto. Juste mon expérience, celle d'un homme qui, il y a bientôt cinq ans, s'est retrouvé avec une crevette de 2,8kg dans les bras, au beau milieu d'un après-midi de décembre.

Bien avant le jour de la naissance, j'ai le sentiment d'avoir reçu ce titre le jour de l'annonce de la première grossesse de ma femme, et j'en ai vraiment pris conscience à la première échographie. C'est là que j'ai commencé à me poser tout un tas de questions. Qu'est-ce que je dois faire en tant que futur-papa ? Quel doit être mon rôle précisément ? C'est quoi être un "bon" papa ?

Lors de la célébration du mariage, le maire te lit tout un tas de lois qui s'appliquent au mariage. A l'époque, j'ai écouté avec attention jusqu'à ce qu'il soit l'heure de dire ce fameux "Oui" que toute l'assistance attendait, et puis j'ai un peu oublié. Mais quand ma femme est tombée enceinte la première fois, quelques bribes me sont revenues en mémoire, un peu malgré moi, et j'ai eu envie de les relire. L'article 213 du code civil et le 371-1 ont raisonné dans ma tête, et ce encore aujourd'hui. Puisque tu n'as peut-être pas fait plus attention que ça lors d'une cérémonie de mariage, voilà un bref rappel pour toi :
"Les époux assurent ensemble la direction morale et matérielle de la famille. Ils pourvoient à l'éducation des enfants et préparent leur avenir."
"L'autorité parentale est un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l'intérêt de l'enfant.
Elle appartient aux parents jusqu'à la majorité ou l'émancipation de l'enfant pour le protéger dans sa sécurité, sa santé et sa moralité, pour assurer son éducation et permettre son développement, dans le respect dû à sa personne.
Les parents associent l'enfant aux décisions qui le concernent, selon son âge et son degré de maturité."
Oh, c'est peut-être un peu rasoir, dit comme ça. Mais ça a pris tellement de sens à mes yeux, quand Melissa attendait notre premier bébé ! Je reconnais avoir un caractère qui m'a toujours poussé à m'acquitter de ce que je percevais comme mes responsabilités ; pour moi, le mariage était plus qu'une preuve d'amour, c'était un véritable engagement, que je tiens toujours en haute estime. Sauf que si, sur le papier, le mariage faisait office d'étape pour me préparer la vie en tant que parent, ça restait bien théorique et ne me disait pas pour autant comment réussir à assurer, avec ce rôle de père qui se concrétisait, juste là, sous mes doigts, dans le ventre de ma petite femme.





Après avoir cogité à tout ça un bon moment, j'ai fini par avoir un déclic : en fait, personne ne m'apprendrait à devenir père. Certains peuvent compter sur l'expérience et les conseils du leur. Pas moi. Et les copains qui ont déjà des enfants, est-ce que je devrais leur demander comment ils ont fait ? Non, trop pudique que je suis. Oh, j'irai bien demander leur avis sur des points précis, mais pas philosopher avec eux sur le rôle de père. Peut-être aussi parce que je n'ai pas tellement envie de faire tout comme les autres mais plutôt de trouver ma place à moi, puisqu'aucune famille n'est identique.

Alors, j'ai décidé de poser des bases sur ce job qui m'attendait, le plus important de ma vie et paradoxalement, celui pour lequel je me sentais le moins qualifié. Zéro année d'expérience, zéro stage, zéro diplôme. Ce métier-là, je devrais donc l'apprendre sur le tas, en mettant de coté les autres et leur points de vue parfois un peu trop arrêtés sur le sujet.

Le spécialiste des responsabilités que je suis a donc, en toute logique, pensé en premier à deux points qui me semblaient essentiels : la santé et la sécurité. Sur tous les plans. Et ça, bien qu'à cette époque-là, je n'y connaissais rien, j'avais conscience que ça commençait avec la santé du petit in-utero (j'adore ce mot, ça fait savant et plus classe que "dans l'utérus de maman", hein ?). Ce qui voulait dire, de la santé de la maman, donc.

S'il y avait mille choses que je ne pouvais pas percevoir ou comprendre comme ma femme, je voulais faire tout mon possible pour "capter" un maximum de sa grossesse. Je me suis fait un devoir d'assister à tous les rendez-vous médicaux. Echographies, prises de sang, contrôles avec le gynéco, cours de préparation à l'accouchement et à la parentalité (oui, c'est le nom complet de ces séances), tout y est passé, je n'ai rien manqué, on se débrouillait toujours pour planifier ça quand je pouvais poser une heure ou un jour de congé. C'était pour moi une façon de me sentir impliqué malgré tout, et de garder un oeil protecteur sur tout ce qui se passait.

Ajoute à ça qu'en début de grossesse, toute curieuse qu'elle était, Melissa s'était renseignée sur les diverses façons de se préparer à la naissance. C'est comme ça qu'elle a découvert l'haptonomie. Je crois bien qu'elle était sceptique au départ, mais tout aussi tentée de découvrir cette pratique un peu abstraite quand on ne connaît pas, qui, d'après ce que disaient ses magazines de grossesse, permettait de tisser un lien avec le bébé pendant la grossesse, même avec le papa. Même avec le papa ? Boarf. Une fois encore, tout ça manquait de concret, et moi, je suis plutôt du genre matheux, j'ai besoin de voir, de toucher, de compter. Quand elle m'a parlé de ça, au départ je me suis dit "c'est pas mon genre" de faire ça. Pas mon genre ? Mais quel genre de "papa" j'avais envie de devenir, au juste ? Une fois encore, j'ai pris le temps d'y réfléchir. Parce que oui, cette première grossesse a sans doute été l'une des périodes de ma vie où je me suis le plus interrogé, où je me suis le plus remis en question, où j'ai revu mes préférences, mes aspirations, mes à-priori, aussi. Si tu t'attendais à rester peinard en attendant que le sentiment d'être un bon père te tombe du ciel, je pense pourvoir te dire que tu te plantes.




Une nouvelle fois, je me suis concentré sur l'image du père. Pas celle que j'avais du mien ou des autres, mais plutôt celle que je voulais créer, celle que j'imaginais : bienveillante, vraiment liée à son bébé. Une certitude s'est dessinée dans mon esprit : je n'avais pas envie, mais alors pas du tout, de ressembler à ces pères des années soixante qui n'assistaient même pas à l'accouchement et pour qui l'éducation d'un enfant se limitait à leur administrer une "correction". Cette réflexion-là, elle m'a bousculé.

Ainsi, malgré l'aspect très peu concret voire carrément bizarre au départ, j'ai accepté de m'essayer à l'haptonomie. Aussi surprenant que ça m'ait paru, j'ai fini par me décoincer un peu plus à chaque séance, et j'y ai pris goût. On était juste tous les quatre : ma femme, bébé, moi, et la sage-femme. Petit à petit, j'ai appris à porter mon attention sur mon bébé et sa maman. J'ai vu de plus en plus concrètement que ma présence était perçue par mon p'tit gars, que sous mes mains et au son de ma voix, il réagissait, voire se blottissait au creux de mes paumes. Il était là, sous quelques centimètres de peau, si peu de choses nous séparaient en fin de compte ! On n'était pas si loin, il savait que c'était moi, et ça avait un côté magique et émouvant que je n'aurais pas pu imaginer avant de le vivre en vrai. Ces séances m'ont permis de communiquer avec lui (parce que oui, on peut parler de communication dans ce cas-là). Ce qui est plutôt extraordinaire, quand on y pense.

Ces séances m'ont aussi permis de soulager ma femme de ses douleurs au dos ou de ses moments d'angoisse pendant la grossesse (vu qu'il n'y avait pas que moi qui en avait, elle aussi devait se demander comment devenir "une maman", hé hé). C'est aussi émotionnel que thérapeutique en fin de compte. La sage-femme nous a également expliqué comment assister Melissa pour la gestion des contractions. Et je peux te dire que ça nous a beaucoup servi pour rester calmes, détendus, et lui permettre de supporter la douleur. C'est d'ailleurs grâce à l'haptonomie que ma femme a mené à bien son projet d'accoucher sans péridurale (les deux fois). En bref, non seulement ça a été très bénéfique pour elle et le bébé, mais au delà de ça, moi, ça m'a impliqué activement dans ce processus que je pensais exclusivement réservé aux femmes. Ça a commencé à faire de moi ce "papa" que je voulais être, avant même que je ne puisse prendre ce bébé dans mes bras.

Finalement, dans ma vision du "papa idéal", il y avait aussi le souhait de donner à mes enfants l'image d'un homme qui s'implique dans la vie de famille et s'occupe de bébé, c'est vrai, mais aussi de prendre soin de la maman. C'est justement pendant que ma femme était enceinte la première fois que j'ai pris conscience de quelque chose de capital : il ne fallait pas mettre de côté notre vie de couple. Je me disais (et j'en suis plus convaincu encore aujourd'hui) que pour être des parents équilibrés, il ne fallait pas qu'on s'oublie, qu'on se réserve du temps pour nous deux, pour prendre soin l'un de l'autre. Je me disais que ça nous permettrait d'être les meilleurs alliés du monde et d'être bien plus disponibles quand on serait avec notre bébé. Parce que devenir parents, c'est un changement. Et quel changement ! En quelques mois, on passe de toi + moi = couple  à  toi + toi en tant que mère + moi + moi en tant que père =  couple + parents + ...bébé.





Ça multiplie les rôles, l'arrivée d'un bébé ! Et tout ça se construit à deux. Alors avant qu'il ne pointe le bout de son nez, on est sorti en weekend, en amoureux. On s'est dit qu'il faudrait continuer de le faire même quand on serait trois (et on y est arrivé). C'était l'occasion de se préparer ensemble à ce grand bouleversement dans nos vies, de partager nos peurs, nos angoisses, nos souhaits, nos besoins et de nous détendre un peu, aussi. Parce que parler avec sa femme, de ce qui te fait peur, de ce que tu as envie de devenir, c'est t'assurer d'avoir la meilleure personne comme alliée pour y arriver.

Devenir père, pour moi, ça a commencé bien avant de découvrir bébé. Puis est arrivé le grand jour de la naissance. Mais ça... c'est une autre histoire.


Et toi ? Comment te prépares-tu à devenir parent ?


Golden Daddy

37 commentaires:

  1. Jolie article. Très juste et sincère =)

    C'est vrai que devenir parents est un vrai chamboulement.
    Sur tout les points, physique pour la maman (et parfois aussi pour le papa s'il fait une couvade ^^), émotionnellement et matériellement.

    Pendant ces 9 derniers mois je suis passée par plusieurs stades. Pourtant j'ai toujours su que je voulais être mère un jour. Et avant que je sache que je sois enceinte, ça faisait maintenant plusieurs temps qu'on voulait que ça arrive.
    Et pourtant je suis passé durant cette grossesse par des phases de stress, et même par des phases où je me demandais si on avait pris la bonne décision, si ce n'était pas trop tôt. Car j'avais l'impression de ne pas me sentir prête !!

    Heureusement grâce à mon mari et aussi grâce à l'haptonomie, j'avais des personnes sur qui compter pour me rassurer dans ces moments là.

    C'est vrai que personne ne peut nous apprendre à devenir parents. C'est à nous de construire ce que l'on veut devenir pour nos enfants. Et comme on m'a si bien dit "tu feras sûrement des erreurs comme beaucoup de monde, mais tu feras de ton mieux." Et je pense que le principal si ça arrive c'est de reconnaître quand tu t'es trompé et de changer la donne.

    Pour moi c'est tout le début de l'apprentissage du métier de maman, et j'espère de tout coeur pouvoir réussir à devenir la mère que je souhaite être pour mes enfants ^-^.

    Merci pour ce partage !

    Belle journée,

    Bénédicte

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    1. Bonjour Bénédicte, content que tu aies laissé un message.

      Merci pour ton retour d'expérience. Tu décris très bien le fait que ce n'est pas la destination qui compte mais le chemin emprunté. Et les motivations sont plus importantes que les réussites. Merci encore

      A bientôt et belle journée à toi aussi

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  2. Bel article,
    Tu n’a peu être pas pris de cours de « comment devenir père » mais tu a assuré malgré ça 😉

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  3. Coucou Denis,

    Ton article est vraiment très beau et très touchant. Très sincèrement, je ne sais pas ce qui a aidé mon mari à devenir papa, je lui demanderai une prochaine fois.
    Ce que je sais, de mon côté de maman, c'est que mon chéri a pris son rôle très à cœur, il était très angoissé, mais c'est ainsi, il est angoissé de nature, alors le phénomène grossesse puis bébé ça n'aide pas, mais il est un super mari/papa, hyper présent et bienveillant.

    Je ne pense qu'il existe de recette miracle pour apprendre à devenir père ou mère d'ailleurs, je pense qu'on le devient tout simplement avec le temps. Je m'explique, je me suis sentie réellement maman quelques jours après la naissance de mon fils. Je ne dis pas que je n'aimait pas mon enfant, Oh ça non, mais le temps que dans ma petite tête je me dise "ça y'est t'es une maman", il aura fallu quelques jours. Et puis, ensuite les premiers pas maladroits à la maison, on l'on est un peu paumé, puis très vite les habitudes se font et là pas de toute t'es un parent !

    Je trouve ça hyper intéressant de voir ton point de vue, tes ressentis, tes émotions quant à ton rôle de papa. C'est très rare d'avoir ce type de témoignages, en général la maman est mise en avant, où en parle peut être plus librement, va savoir ? Mais avoir un retour du côté des papas, je trouve ça vraiment chouette, alors merci !

    Belle journée à vous tous,
    Sophie

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    1. Salut Sophie. Merci pour ton commentaire.
      Visiblement les angoisses de ton mari le pousse à se surpasser. Du coup, c'est positif ! Si jamais il se sent motivé pour partager avec nous ses sentiments la dessus, il est le bienvenue.

      Tu fais bien de partager le fait d'aimer son enfant et de se sentir maman. Je n'ai pas abordé ce point là pour le moment, mais je pense qu'il faudra que je l'insère dans un prochain article.

      Et en effet, il n'y a pas de recette miracle. Mais je suis convaincu qu'il y a quelques ingrédients indispensables.

      A bientôt

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  4. Comme tu le dis, devenir papa ça ne commence pas après l'accouchement mais bien avant.
    Et en effet, ça s'apprends tous les jours qui suivent, jours après jour. Ou alors il existe un manuel quelque part, bien planqué :p

    C'est probablement l'un des métiers les plus durs qui soit, être parents.

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    1. Hello Papas Pressés. J'avoue que s'il existe un manuel, il est bien caché... Mais comme disait Sophie plus haut, il n'y a pas de recette miracle. Par contre, il y a des impératifs. A compiler dans une BD peut-être

      Il faudrait que je retrouve l'article que Melissa avait partagé sur les rôles d'une mère et combien il faudrait qu'elle soit rémunéré pour chacun de ces jobs. Il faudrait la même chose pour les papas.

      Merci de représenter les papas par ici.

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  5. Hello Denis,

    Et beh, toi et Melissa cette semaine vous avez été très inspiré! Je ne suis pas encore maman, mais c'est vrai qu'avec mon conjoint ont commenc à y penser. Alors, lire tes mots me fait reflechir aussi, par ce que je sais que mon homme veut faire partie de l'aventure aussi, et être le meilleur papa qu'il puisse être. Et c'est vrai que Melissa avait deja parler de l'haptonomie (si je me suis pas gourée dans le nom 🙄). Mais, j'etais un peu sceptique sur cette technqiue. En fait, moi il me faut du concret ^^' . Du coup, on tentera peut-être l'experience, s'il le veut aussi quand ce sera le moment.

    En tout cas, pourvoir lire l'avis d'un papa, c'est important je trouve. Nous sommes nous les femmes sommes généralement piplettes, mais l'avis des hommes est beaucoup moins répandu. Alors merci pour ton article :)
    Belle journée,
    Lauriane

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    1. Coucou Lauriane,
      Hé oui, il semble qu'on partage aussi nos humeurs en ce moment. Et pour ce qui est du concret, rien que la grossesse doit aider madame dans ce domaine. Par contre, c'est moins certain pour monsieur. C'est pour ça que j'avais trouver le concept de l'haptonomie vraiment sympa. Et je trouve que même pour la maman, c'est l'occasion de rajouter une autre dimension à la grossesse en apprenant à mieux communiquer avec bébé.

      Passe une bonne journée, et si un jour vous décidez de franchir le pas, fait le nous savoir ;-)
      A bientôt
      Denis

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  6. Merci pour ce bel article , plein d'intelligence et de sensibilité.

    Pour paraphraser Simone de Beauvoir, on ne naît pas père(ou mère), on le devient et la relation avec l'enfant se construit jour après jour.

    Pour des raisons différentes , mon mari et moi avons une histoire familiale assez compliquée et douloureuse; il nous a donc fallu "inventer"notre relation avec nos enfants. C'est parfois difficile, mais nos enfants sont formidables !

    Nous sommes plus âgés que Mélissa et vous, et nos enfants sont des adolescents; les problématiques sont donc différentes. Mais en ce moment, je dois aider mon mari, très papa poule, à passer ce cap,et à accepter que nos enfants nous échappent de plus en plus...

    Je vous souhaite, à tous les quatre, une longue vie familiale harmonieuse et épanouie.
    Alia

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    1. Bonjour Alia et merci pour votre message et vos compliments. C'est vrai que c'est un travail sur la durée, ou l'on apprend beaucoup sur soi et ses enfants au fur et à mesure.
      Si ce n'est pas indiscret, comment aidez-vous votre mari à passer ce cap et à se préparer à les laisser s'envoler ?

      A bientôt, et encore merci pour votre gentil message.
      Denis

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    2. Bonsoir Denis et merci de m'avoir répondu.

      En ce qui concerne votre question, je n'ai pas le scoop du siècle à vous révéler ! Pour aider mon mari à passer le cap , j'essaie de l'écouter et de reconnaître ses angoisses, de parler et de nous réserver des moments à deux.

      Bonne soirée et à bientôt.
      Alia

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    3. Bonjour Alia. La réponse parait simple mais elle n'est pas évidente pour tout le monde. D'autant plus qu'une fois qu'ils seront parti, ça serait dommage que vous vous retrouviez comme deux étrangers qui ne se connaissent pas.
      Merci pour le partage et à bientôt

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  7. Bonjour,
    Très joli article :) je laisse un commentaire parce que c'est un article qui m'a beaucoup touchée. J'ai la chance d'avoir eu et d'avoir encore un papa génial, qui a assuré depuis le début, qui a joué le rôle de la mère quand ma mère avait du mal à le faire, qui se levait la nuit, qui changeait les couches, qui fait à manger, qui joue avec nous, qui nous fait prendre la douche, qui a toujours pris le temps de nous lire des histoires et passer du vrai temps avec mes deux petites soeurs et moi, et qui le fait toujours alors que j'ai 22 ans et que j'habite seule depuis mes 17 ans. Je ne sais pas par quelles étapes il est passé lui perso pour apprendre à devenir Papa, mais en tous cas pour moi la plus belle de ses qualités c'est qu'il est juste : il se met en colère quand il faut mais il est capable de se remettre en question et du coup de venir s'excuser quand il estime qu'il a eu tort. Pour ça, même s'il y a beaucoup de pudeur entre nous (peut être parce que je suis une fille je ne sais pas), je sais que je peux lui parler si vraiment je suis perdue. Je crois que c'est le plus important.

    Désolée pour ce commentaire à rallonge mais je pensais que c'était important de le partager depuis mon "recul de 22 ans sur mon papa" haha. Bonne continuation à toi (et à Melissa bien sûr)

    Agathe

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    1. Bonjour Agathe. Merci beaucoup pour ton témoignage. J'apprécie le regard que tu as sur ton père et j'espère que mes enfants auront le même que toi lorsqu'ils auront ton âge.

      Il y a de la pudeur, c'est normal même si je ne peux pas l'expliquer. Après tout, on est Papa et ce n'est pas un ami amélioré, ni un enseignant hyper pédagogue, ni un confident toujours disponible ; mais peut-être un savant mélange entre tout cela...

      Merci encore pour ton message.

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  8. Coucou !!
    Cet article est magnifique ... il m'en as donné des larmes aux yeux , bon j'avoue les hormones du début de grossesse y joue beaucoup aussi lol!
    Pour nous c'est encore assez peu concret , nous ne sommes qu'au début du parcours avec mes 11 semaines de grossesse , mais je t'avouerais que connaissant mon homme sur le bout des doigts , depuis que je lui ai dit qu'il pouvais dresser une liste de question à me poser et à poser à la sage femme , et bien je le vois de temps en temps griffonner sur son petit carnet de "futur papa" , je pense qu'il es assez anxieux de ce nouveau rôle qui l'attend , très euphorique mais tout de même un peu anxieux.
    Nous partageons tes convictions, il faut prendre soin de sois même , de son couple , de son bébé pour pouvoir être heureux en famille , mais s'il manque un des "postes" cela deviens vite déséquilibré à notre sens.
    On fait les choses petit à petit en faisant confiance à notre instinct !
    Merci d'avoir partagé ça avec nous , je le ferai lire à Mr je suis sure que cela le rassurera..
    Bisous et à bientôt :)

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    1. Coucou Marine. Merci pour ton commentaire.
      Pour ma part, je pense que ce sont ces débuts qui sont les plus difficiles. Après, ce n'est que de l'adaptation de ton rôle à l'évolution de la situation.

      Heureux de voir que mes/nos convictions sont partagées. Je suis persuadé qu'il saura trouver les réponses à toutes ses questions...

      A bientôt

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  9. Encore un article super intéressant à lire,je ne suis pas encore maman,mais je trouve que c'est quand même intéressant à lire,peu de Papa parle de cette période la, donc c'est bien que tu le fasses :) Puis ca permet de découvrir différentes techniques comme tu en parles dans ton article :)
    bonne journée a toi et à ta petite famille !

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    1. Hello et merci pour ton commentaire et tes compliments.

      Bonne journée à toi aussi.

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  10. Je ne suis pas encore maman, j'espère le devenir un jour. Mais il y a bien une chose dont je suis certaine, c'est qu'aucun parent se retrouve avec un mode d'emploi pour devenir parent ! Il y a bien des choses dont je suis certaine de ne pas vouloir inculquer ou répéter car cela ne m'a pas plu. Mes parents ont eu une façon de m'éduquer très loin d'être parfaite et aujourd'hui j'en subi les conséquences,. Je ne peux pas leur en vouloir, comme je l'ai dis plus haut personne a les bases pour être les parents parfait. Cela dit aujourd'hui je sais ce que je ne veux pas faire, la suite on verra au moment M je pense.

    Un très bel article que j'ai eu beaucoup de plaisir à lire.

    Bises

    Witchimimi

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    1. Hello Witchmimi, content de te revoir !
      Merci pour ton partage. Je pense que tu as le bon point de vue sur le rôle de parent qui sera un jour le tien (je te le souhaite aussi). Il faut faire la part des choses entre l'exemple que l'on a reçu de nos propres parents, celui que l'on voit autour de nous et celui que l'on pense être le meilleur pour nos enfants. Comme tout dans la vie, c'est une question d'équilibre.

      A la semaine prochaine.

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  11. Salut Denis !

    Comme je l'ai lu dans un commentaire plus haut , toi et Mélissa êtes inspirés aujourd'hui :)
    Merci pour ce bel article qui m'a mis la larme à l'œil , oui aujourd'hui du haut de mes 27 ans je ne sais pas si je vais pouvoir devenir maman un jour ... j'attends les résultats pour le découvrir... le plus bizarre dans l'histoire c'est que je n'ai jamais vraiment désiré d'enfants jusqu'à présent ( j'ai toujours pensé on verra plus tard après 30 ans) mais le fait de savoir que peut être cela ne sera pas possible me fend le cœur ... désolée pour ces confidences je lis vos deux articles le mauvais jour. Bref , je pense que Mélissa et toi faites de votre mieux pour être d'excellents parents et vous formez une jolie famille :) belle soirée in england ! Clarisse

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    1. Coucou Clarisse et merci pour ton message. C'est souvent lorsque l'on perd quelque chose qu'on se rend compte qu'elle nous était précieuse. C'est peut-être juste la liberté d'avoir le choix de concevoir ou pas qui te touche le plus.
      Merci pour tes encouragements, on fait de notre mieux et on espère qu'en partageant notre (petite) expérience, ça pourra en aider quelques uns.
      Bon weekend à toi aussi !

      A bientôt

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  12. Hola! Je viens de tomber sur cet article tellement touchant. Il m’as toucher au plus profond de moi, dans le sens où, je pense que n’importe quel enfant aimerai avoir un père dans le même style que toi. Qui prend soins de l’enfant, mais aussi de la maman, et qui évidemment continue a prendre soins de lui. C’est un job à pleins temps, c’est quelque chose qu’on ne peut pas apprendre dans des bouquins, ou sur des forums internet. C’est quelque chose qu’on apprend sur le tas, qui viens avec le temps, et je pense qu’etre parents, pour la plupart du temps, c’est comme le vin, avec le temps on se « bonifie ».
    J’ai perdu mon père alors que j’etais encore un bébé, donc je n’ai jamais connu ça, mais c’est quand je lis des articles comme les tiens, d’un papa qui ouvre son cœur, qui raconte ses ressentis, et qu’il crie sur les toits que sa femme est primordiale, et que ses enfants sont des bijoux, que je me dis « j’aurai sincèrement aimer que mon père résonne de la même façon. »
    Alors merci, merci de montrer qu’être papa c’est tout aussi important qu’etre maman, que c’est quelque chose de compliquer, que c’est pas simple.
    Je suis sûr que tu es quelqu’un de bien, et que plus tard tes enfants seront si fière d’avoir un papa comme toi.
    Bonne chance pour ses longues et belles années d’apprentissage (pour eux comme pour toi) qui arrive. Et surtout, ne change jamais ta façon de penser. Jamais.
    Je reviendrai souvent ici, et sur le blog de maman aussi, alors a bientôt.

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    1. Hello et merci pour ton gentil message, ça me touche.
      Et sens toi le/la bienvenue par ici.

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  13. Salut Denis !
    Très bel article, merci pour ton témoignage. J'admire la façon dont tu t'es impliqué dans ton rôle de père dès la grossesse ! J'espère que, le jour où on décidera d'avoir des enfants, mon homme et moi, il en fera autant. Du coup l'haptonomie me semble une piste très intéressante pour lui faire prendre conscience que lui aussi peut communiquer avec un bébé alors qu'il est encore bien au chaud dans le ventre de maman... Je l'enverrai lire ton article (pour l'instant je n'ai pas encore réussi, mais j'espère que ça viendra à force que je le bassine avec ^^).
    Au plaisir de lire la suite !
    Morgane

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    1. Re-Bonjour Morgane. Je viens juste de répondre à ton commentaire sur le look d'automne, ça fait plaisir de voir que cet article t'as plu aussi ! A bientôt

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  14. Hello Denis,

    Que dire sur ton article... que j'aurais rêvée d'avoir un père comme toi ? Très certainement oui ! Je ne vais pas m’étaler, mais j'ai eu un père violent puis/et absent toute ma vie. Et c'est une chose que je dis rarement, mais cette figure paternel m'a énormément manqué. C'est peut-être la peur d'avoir la même chose pour mes enfants, qui me pousse à ne pas en vouloir, ne toujours pas en vouloir plutôt.

    Un père c'est important, tout autant qu'une mère. C'est différent, mais nous avons besoin des deux pour nous construire. Si seulement tous les hommes pouvaient se poser les mêmes question que toi le jour où ils apprennent qu'ils vont être/sont pères ! Melissa et tes enfants ont beaucoup de chance.

    C'est un vrai plaisir de voir que de plus en plus d'hommes font cette même démarche de réflexion que toi, plutôt que de simplement subir les choses, c'est beau et émouvant. Et surtout d'un point de vue de femme, ça permet aussi de se sentir beaucoup moins seule.

    Bravo !

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    1. Ce que tu me dis me va droit au coeur ! Merci beaucoup.

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  15. Salut! Je suis ta petite femme depuis un bout de temps et je trouve ça génial que toi aussi tu te sois mis au blog ! :D C'est une super opportunité d'avoir un avis masculin sur les choses de la vie, ce qui n'arrive pas souvent dans la blogosphère ;) Et puis tes articles sont de qualité, vraiment chouette !
    Bisous, une lectrice belge 👋🏻

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    1. Hello et bienvenue alors ! Merci pour le commentaire, ça me fait plaisir.
      A bientôt !

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  16. Merci beaucoup pour ce beau témoignage.
    J'aurais aimé avoir des articles de ce type il y a 5 ans quand moi aussi je suis devenu papa.

    Parce que c'est certain que devenir père, c'est un travail au quotidien, c'est savoir trouver sa place, c'est comme tu le dis si bien, un réflexion perpétuelle à entreprendre à chaque étape.

    C'est un peu pour ça que j'ai également lancé mon blog il y a quelques mois. Pour qu'on soit plusieurs papas à partager nos expériences. Pour retrouver un peu ce qu'il me manquait à l'époque. Ces articles qui te permettent de réfléchir et avoir d'autres visions de la parentalité que celles que tu as toujours connue.

    Encore merci pour cet article et bonne chance pour le blog ! Il a l'air top !

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    1. Hello Laurent. Merci beaucoup pour ton message, il me fait très plaisir. J'irais faire un tour sur Happy Daddy, les blogs de Papa ne courent pas les rues sur la toile.
      Et merci pour tes encouragements

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    2. Non en effet, tu m'aurais demandé il y a un an si j'allais écrire un blog, j'aurais bien ri mais depuis j'ai eu l'envie de partager en espérant trouver d'autres pères et parents avec qui discuter et échanger.

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